Notre huile d'olive : type fruité vert

Elle est réalisée avec des olives récoltées en début de saison et triturées dans les 24 heures qui suivent la cueillette.

Elle a un goût herbacé puissant, un peu amer. Elle picote au fond de la gorge. On retrouve des arômes de tomate verte, d’herbe, d'artichaut.

Elle se marie bien à la salade, au chèvre, au tartare, aux poissons et aux aliments à peine cuits.

Piégeage massif de la mouche de l'olive

 

 

Objectifs

 

Diminuer le nombre de mouches de l'olive (Bactrocera oleae).

 

Ne pas utiliser de pesticides.

 

Moindre coût.

 

 

 

 

Efficacité

 

 

 

Le piège décrit ici est efficace. Cependant, il montre rapidement ses limites lorsque la population de

 

mouches de l'olive est élevée. La performance globale du piégeage massif est bien meilleure

 

lorsqu'elle est pratiquée par un grand nombre d'oléiculteurs.

 

 

Facteurs favorables au développement de la mouche de l'olive

 

- températures douces en été : optimum 25°C

 

- pluies, humidité en été.

 

- oliviers à gros fruits.

Facteurs défavorables au développement de la mouche de l'olive

 

 

 

- températures caniculaires : supérieures à 35°C

 

- été sec.

 

- oliviers à petits fruits.

 

 


 

 

 

 

Fabrication d'un piège

 

 

 

 

 

 

Ce piège est très peu onéreux et très simple à fabriquer chez soi.

 

 

 

 

1. Récupérer une bouteille vide transparente et en plastique, avec son

 

 

 

bouchon.

 

2. Faire chauffer une tige en fer de 5 mm de diamètre.

 

3. Avec le bout chauffé de la tige en fer, percer la bouteille de 6 trous

 

 

 

répartis dans la partie haute de la bouteille, 2 cm en dessous de sa

 

partie conique. Ne pas forer dans la partie conique, sinon les mouches

 

pourront ressortir de la bouteille sans se noyer.

 

4. Percer un trou au centre du bouchon.

 

5. Enfiler une ficelle ou un fil de fer dans le bouchon.

 

6. Faire un noeud à la ficelle ou au fil de fer qui permettra ainsi de

 

 

 

suspendre la bouteille à une branche de l'olivier, une fois le bouchon

 

revissé.

 

7. Préparer une solution d'eau dans laquelle on dissout 40 g par litre de phosphate diammonique1

 

 

 

en poudre, soit 2 cuillerées à soupe bombées.

 

8. Remplir la bouteille d'un demi litre de solution.

 

Une vidéo sur la fabrication du piège est visible à l'adresse ci-dessous : https://youtu.be/5Zqa9kULAFE

 

 

 

 

Mise en place des pièges

 

Les bouteilles sont installées dès la fin février- début mars selon l'altitude de l'oliveraie et les

 

variétés d'olivier). Voir la situation en temps réel ici : http://afidol.org/piegeannuel

 

Le nombre de bouteilles est calculé en fonction du nombre d'oliviers dans le verger :

 

Jusqu'à une vingtaine d'oliviers : une bouteille par arbre,

 

Au-dessus d'une vingtaine d'arbres : une bouteille par arbre sur les oliviers en bordure

 

 

 

du coté sud, est et ouest du verger. Une bouteille tous les 3 arbres en bordure du coté Nord.

 

 

Quelques bouteilles peuvent être installées à l'intérieur du verger sachant qu'il est

 

inutile d'installer au total plus d'une cinquantaine de bouteilles par hectare. Dans les

 

grandes oliveraies, le nombre de bouteilles peut être diminué sur les bordures.

 

 

 

 

 

L'installation de bouteilles est à privilégier dans les arbres de variétés attractives pour la

 

 

 

mouche (variétés à gros fruits).

 

Elles restent en place jusqu'en octobre – novembre.

 

 

 

 

 

Renouvellement de la solution dans les pièges

 

En moyenne, une fois par mois.

 

Lorsque la solution est pleine de mouches.

 

Si le niveau de solution est trop bas.

 

 

 

Il faut prévoir 120 à 150 g de phosphate diammonique par piège et par an.

 

 

 

Où vider la bouteille ?

 

 

 

Le liquide contenu dans les pièges peut être vidé au sol sous les oliviers sans danger.

 

 

 

Où trouver le phosphate diammonique ou phosphate diammonium ?

 

 

 

Le phosphate diammonique est un nutriment utilisable en oenologie. Il se présente sous la forme de

 

cristaux blancs. Il est très soluble dans l'eau. Vous pourrez vous procurer ce produit auprès de certains

 

moulins à huile. Il est également disponible pour le particulier chez les vendeurs de produits pour la

 

vinification et chez certains vendeurs de produits pour l'agriculture. Son coût est très faible. Une liste

 

de fournisseurs est disponible sur la page http://afidol.org/piegemouche

 

 

 

 

 

Pour tout renseignement complémentaire :

 

Email : contact@afidol.org

 

tel : 04 42 23 01 92 – 04 67 06 23 46 – 04 75 26 90 90

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien comprendre les appellations

La meilleure, c’est l’huile d’olive vierge extra (extraite de la première pression à froid).
Pour être vierge, elle doit :

  • Avoir été extraite de façon mécanique (non chimique), par pression ou centrifugation
  • Contenir au maximum 2 % d’acide oléique.

Pour être vierge extra, elle doit en plus :

  • Contenir au maximum 0,8 % d’acide oléique
  • Avoir un goût et une odeur sans défauts (cette analyse dite « organoleptique » est menée par un panel d’experts, plus de détails ci-dessous).

 

Comment sont extraites les huiles de qualité inférieure

Si vous choisissez une huile d’olive sans le label « vierge » ou « vierge extra », vous devez savoir qu’elle aura été (au choix) :

  • Raffinée (neutralisation des acides, désodorisation et décoloration de l’huile) 
  • Extraite à l’aide de solvants 
  • Chauffée 
  • Mélangée avec des huiles pas chères sans odeur (comme l’huile de colza, ou de soja ).

 

Analyse organoleptique 

Les instituts d’analyses ont défini 4 défauts fréquents :

  • Goût rance (oxydation)
  • Goût chomé (fermentation des olives entassées trop longtemps avant d’être broyées)
  • Goût moisi (notamment le bois humide)
  • Goût de lie (signe que la pulpe a mal été filtrée)

Chaque défaut déclasse l’huile « d’extra vierge » à « vierge » tout court.
Il faut aussi savoir que le label « bio » ne garantit pas .